L’Annonciation




Matthias Stom, 1589/90-1649/50, L’annonciation, Musée des offices , Florence

Matthias Stom

Matthias Stom (ou Stomer) est un peintre néerlandais qui a vécu en Italie, Rome, Naples, Palerme.. Il est de l école caravagesque et peint essentiellement des scènes bibliques.

Sa vie, ses dates de naissance et de décès, restent inconnues, comme le détail de ses voyages. Pourtant c’est un grand peintre, coloriste, auteur de grandes compositions solennelles, qui fait le pont entre la Hollande et l’Italie.

L’Annonciation

Cette annonciation a du être réalisée à Naples entre 1633 et 1638. Matthias Stom bénéficiait alors du patronage d’institutions religieuses ainsi que des membres éminents de la noblesse.

A cette époque, sa peinture acquiert un traitement spécial des surfaces, comme les plans à facettes brillant de la lumière réfléchie, qui provient ici d’une bougie, dans une atmosphère sombre.

Il utilise la technique du clair obscur , tons sombres opposés à des couleurs primaires éclatantes, notamment le bleu fabriqué à partir de lapis lazuli ou d’azurite, des pigments coûteux témoignant de la richesse de ses commanditaires.

Marie


Il traite de manière précise ses visages qui font ressortir leur psychologie, cette Marie est présentée comme une jeune fille qu’on pourrait rencontrer ; son visage juvénile est fortement éclairé par la bougie posée sur la table. Ses grands yeux ouverts regardent l’ange avec surprise et stupéfaction. Sa main gauche, les doigts écartés, exprime un sentiment de recul et de peur. Sa main droite feuillette le livre qu’elle était en train de lire. Elle est vêtue d’un magnifique manteau bleu posé sur une robe rouge.

L’ ange


L’ange paraissant plus grand que Marie est lui aussi fortement éclairé par la lumière de la bougie. Magnifiquement vêtu, il n’a pas d’aile, il ressemble à un simple jeune homme. Il tient d’une main un tige fleurie et de l’autre montre le ciel d’où vient le message.


Lecture du livre d’Isaïe, (Is 7, 10-14 ; 8, 10)

En ces jours-là,
le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,
au fond du séjour des morts
ou sur les sommets, là-haut. »
 Acaz répondit :
« Non, je n’en demanderai pas,
je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »
Isaïe dit alors :
« Écoutez, maison de David !
Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :
il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
C’est pourquoi le Seigneur lui-même
vous donnera un signe :
Voici que la jeune femme est enceinte,
elle enfantera un fils,
qu’elle appellera Emmanuel, (…)
car Dieu est avec nous. »

(Is 7, 10-14 ; 8, 10)

Ecoutons le Magnificat de Vivaldi (1678-1741)

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