L’espérance de suivre Jésus




Duccio di Buonsigna, vers 1260-vers 1318/19. Le Christ accusé par les pharisiens (détail), revers de la Maesta de Sienne, Musée du Dome, Sienne

Duccio di Buoninsegna  et sa Maesta

Duccio di Buoninsegna est un peintre siennois du 14 e siècle .

La Maestà  de Sienne est son chef-d’œuvre. Il s’agit d’une œuvre aux dimensions insolites (5 m de hauteur (à l’origine) sur environ 4 m de large, peinte recto verso. Elle est est divisée en panneaux, 37 au recto et 52 au verso !

Le recto est occupé par le panneau central de la Vierge et l’enfant entourés d’anges.

C’est l’origine du terme Maesta : terme italien désignant la Verge en majesté, souvent sur un trône , entourée d’anges et des apôtres.

Le verso, plutôt destiné à être vu du clergé, représente des scènes de l’enfance de Jésus et de la Passion du Christ

Les pharisiens

Nous regardons un détail représentant le groupe de pharisiens qui accusent Jésus devant Pilate. Ils forment un groupe très serré, leurs vêtements sont variés montrant des origines différentes.

Ils gesticulent, les mains levées en tous sens, pour exprimer leur colère contre celui qu’ils considèrent comme un imposteur. Les yeux sont sévères.


Lecture de l’Evangile selon saint Jean (Jn 7,40-53)

Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »

D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?

L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »

C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.

Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.

Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »

Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »

Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?

Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?

Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »

Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :

« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »

Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »

Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

Jn 7,40-53

Jésus contesté à la fête des Tentes de Jérusalem

Jésus est entré à Jérusalem pour la fête des Tentes et enseigne dans le Temple. La foule se divise quant à reconnaître Jésus.

Est -il le prophète annoncé ? le Messie ? Beaucoup butent sur l’origine galiléenne de Jésus.

Les autorités sont irritées par l’inaction des gardes qui ont été subjugués par l’autorité de Jésus ; l’atmosphère est lourde de menaces.

A leurs yeux il faut adhérer aux avis des détenteurs du savoir ; or ,le « petit » peuple ignore la Loi, et il est onc est séparé de Dieu.

L’intervention de Nicodème


Nicodème intervient, soucieux de la justice, et il s’appuie précisément sur la Loi pour rappeler que personne ne peut être condamné sans avoir été entendu.


Pourtant vous me connaissez !

Cependant les autorités considèrent que pour qui connaît l’Ecriture, l’origine galiléenne de Jésus suffit à trancher le débat…

L’évangéliste, plein d’ironie, a déjà prévenu le lecteur. Ils ne savent pas ce qu’ils disent, ignorant gravement la véritable origine de Jésus.

Plus haut dans le texte, Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’était écrié : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, Lui que vous ne connaissez pas. » (v 28).

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