Saint Joseph, Espérer contre toute espérance




Paul Lemoyne, 1784-1873, L’espérance, 1827, musée du Louvre

Saint Joseph


En ce jour, l’Eglise fête saint Joseph, lui qui a espéré envers et contre tout. À travers les événements imprévisibles qui se présentaient à lui, sa seule force était l’espérance inébranlable en la bonté et la fidélité du Seigneur. Il savait que Dieu aurait le dernier mot dans tout ce qui pouvait lui arriver.

La représentation de l’Espérance




L’espérance a inspiré bon nombre d’artistes, qui ne l’ont pas représentée comme un concept abstrait mais comme, une figure féminine tenant une ancre, symbole de ce qui nous maintient stable quand les tempêtes se déchaînent. L’auteur de la Lettre aux Hébreux incite ses disciples à « saisir fortement l’espérance qui nous est offerte. En elle, nous avons comme une ancre de notre âme, sûre autant que solide, et pénétrant par-delà le voile, là où est entré pour nous, en précurseur, Jésus, devenu pour l’éternité grand-prêtre selon l’ordre de Melchisédech. » (6, 18-20).


Paul Le Moyne




Paul Le Moyne est un sculpteur français néoclassique du 19e siècle, qui rencontra dès le début de sa carrière un grand succès. Après plusieurs séjours à Rome, il s’y installe définitivement en 1837. Avec son style raffiné il était à l’époque aussi connu qu’Ingres qui en a fait le portrait .

L’Espérance

Cette sculpture présente une femme pensive. Sa tête est couronnée d’une guirlande et elle est enveloppée d’un grand châle qui se déroule comme une guirlande autour de son corps nu.

Elle pose ses mains et appuie tête sur la verge d’une ancre, elle semble s’y accrocher pour évoquer son espérance.

Le diamant de l’ancre repose sur le même rocher sur lequel la femme est assise.


Lecture de la lettre aux Romains
(Rm 4, 13.16-18.22)

Frères,
    ce n’est pas en vertu de la Loi
que la promesse de recevoir le monde en héritage
a été faite à Abraham et à sa descendance,
mais en vertu de la justice obtenue par la foi.
    Voilà pourquoi on devient héritier par la foi :
c’est une grâce,
et la promesse demeure ferme
pour tous les descendants d’Abraham,
non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement,
mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham,
lui qui est notre père à tous.
    C’est bien ce qui est écrit :
J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations.
Il est notre père devant Dieu en qui il a cru,
Dieu qui donne la vie aux morts
et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
    Espérant contre toute espérance, il a cru ;
ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations,
selon cette parole :
Telle sera la descendance que tu auras !
    Et voilà pourquoi
il lui fut accordé d’être juste
.

(Rm 4, 13.16-18.22)

L’espérance d’Abraham

Après avoir rappelé que la grâce de Dieu était offerte à tous les hommes, Paul souligne que Dieu attend notre confiance, notre foi.

Il revient sur la figure d’Abraham qui a obéi de manière absolue : il a eu foi en la promesse d’une descendance, alors même que lui et sa femme Sara étaient très âgés et proches de la mort. A l’époque les juifs insistaient sur les mérites d’Abraham, Paul lui, souligne la foi d’Abraham qui a cru en la promesse de Dieu : de la mort Dieu fait surgir la vie. Dieu demande que nous croyons l’avenir de vie qu’Il nous offre, à son projet de bénédiction pour tous.

Paul ajoute qu’Abraham a espéré contre toute espérance » : au-delà de toutes les apparences, il a cru à la possibilité d’une vie nouvelle, inespérée.

En mettant sa foi en Dieu maître de toute vie, Abraham a manifesté qu’il était parfaitement juste, ajusté au projet de Dieu.

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