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Centre d'enseignement de théologie à distance

Les lys des champs

Henri Fantin Latour (1836 -1904), Roses et lys, 1888, Metropolitan Museum of Art, New York

Les fleurs du printemps

En ce début de période estivale, regardons autour de nous, la nature qui s’épanouit et qui offre le spectacle de magnifiques fleurs que Jésus nous appelle à admirer.

Henri Fantin Latour les regarde avec précision et nous les fait contempler dans ses peintures.

Henri Fantin Latour

Henri Fantin Latour est un peintre français, plus connu de son vivant pour ses portraits que pour ses natures mortes. Il fut membre du Cénacle des Batignolles où l’impressionnisme connaîtra ses débuts. Ses natures mortes, fleurs et fruits, ont souvent trouvé acquéreur grâce à son ami Whistler qui a attiré l’attention en Angleterre sur Fantin, à une époque où la peinture impressionniste française était peu appréciée dans ce pays.

Après son mariage, Fantin séjourne chaque été dans une propriété de la famille de sa femme, dans l’Orne. Il y compose les bouquets qui lui serviront de modèle à partir des végétaux à sa disposition. Les fleurs, fruits et objets, disposés avec la plus grande élégance, offrent à Henri Fantin Latour, matière à restituer couleurs
 et textures dans toute leur variété, et de faire ainsi montre de son exceptionnel sens de l’observation , on dit qu’il fait des portraits de fleurs, et de la délicatesse de son pinceau.

Roses et lys

Cette toile, Roses et lys, fournit une démonstration  éclatante de la virtuosité technique de  Fantin-Latour, non seulement dans l’usage des pinceaux, mais aussi dans l’usage de la crosse du pinceau et des grattoirs (transparence du vase). Le résultat est époustouflant, à la fois de délicatesse, d’élégance et de poésie

Lecture de l’évangile selon Matthieu (6,24-34)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Nul ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

C’est pourquoi je vous dis :
Ne vous souciez pas,
pour votre vie, de ce que vous mangerez,
ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez.
La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture,
et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel :
ils ne font ni semailles ni moisson,
ils n’amassent pas dans des greniers,
et votre Père céleste les nourrit.
Vous-mêmes, ne valez-vous pas
beaucoup plus qu’eux ?
Qui d’entre vous, en se faisant du souci,
peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ?
Observez comment poussent les lis des champs :
ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire,
n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs,
qui est là aujourd’hui,
et qui demain sera jetée au feu,
ne fera-t-il pas bien davantage pour vous,
hommes de peu de foi ?

Ne vous faites donc pas tant de souci ;
ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?”
ou bien : “Qu’allons-nous boire ?”
ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent.
Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice,
et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain :
demain aura souci de lui-même ;
à chaque jour suffit sa peine. »

Mt 6,24-34

La logique du Royaume de Dieu

Nous lisons un passage du discours de Jésus sur la montagne.

Jésus veut entraîner ceux qui l’écoutent dans la logique du Royaume de Dieu, d’une vie filiale aimée du Père. Cela suppose notre capacité à recevoir le don de Dieu, un choix libre à faire, une priorité à donner.

Parole acceptable ?

Mais est-il acceptable d’entendre de ne pas se faire de soucis pour la nourriture et les vêtements… sujet oh combien d’actualité ! Comment le recevoir ? Prenez soin de ce qui est important : la vie et le corps.

Devant cette parole de Jésus, nous pensons à ceux qui n’ont pas le nécessaire, nous sommes invités à une solidarité effective et à une gestion responsable de notre planète. Jésus rappelle l’essentiel : des besoins ajustés, le partage et le respect de l’environnement.

Un décentrement de nous mêmes

Ainsi, nous sommes appelés à un décentrement de nous mêmes.

Au mont des Béatitudes Jésus s’adresse à une foule de pauvres, de petits, de curieux qui sont venus l’écouter. Ils ont certainement leurs soucis que Jésus connaît bien. Il met en avant la prévenance immense du Père qui aime sa création, ses enfants.

Jésus les appelle à le chercher, à jeter leurs soucis en lui : avec lui, ils auront tout !

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