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Centre d'enseignement de théologie à distance

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens (6)

Rembrandt , 1606-1669 , Le bon Samaritain, 1630, Wallace Collection, Londres

Seigneur, fais de nos Églises des « auberges » où ceux qui sont dans le besoin sont accueillis

Rembrandt

Ce tableau, signé et daté en bas à gauche, date de 1630 et correspond à une période de sa carrière où Rembrandt utilise une palette lumineuse et une manière douce lorsqu’il habitait à Leyde. Il a fait l’objet d’études approfondies quant à son attribution, mais aujourd’hui il est considéré comme une œuvre majeure de l’artiste, en raison de sa composition savante, de la grande qualité du dessin du cheval et du traitement sûr et fluide de la peinture sur la figure du palefrenier

L’auberge

Rembrandt, qui a produit plusieurs fois cet épisode du bon Samaritain selon l’Evangile de Luc, s’attarde ici au moment où le Samaritain confie à l’aubergiste le voyageur blessé qu’il a secouru et transporté sur son âne.

Au premier plan le cheval est équipé d’un riche tapis de selle vert, agrémenté de broderies d’or. Il est retenu par un serviteur, tandis qu’un autre serviteur prend en charge le malade.

En haut de l’escalier qui mène à la porte de l’auberge le Samaritain richement vêtu et coiffé d’un élégant turban parlemente avec l’aubergiste.

Un homme à sa fenêtre observe la scène tandis qu’une femme tire l’eau d’un puits, détails de la vie quotidienne autour de cette auberge.

La partie gauche du tableau est occupée par une trouée vers une campagne paisible et un grand ciel aux nuages quelque peu menaçant.

Le texte biblique

Lecture de l’évangile selon Luc (Lc 10,34

Il le chargea sur sa propre monture, le conduisit à une auberge et prit soin de lui.

(Lc 10,34)

Commentaires

Réflexion

L’homme tombé aux mains des voleurs a été soigné par un Samaritain. Surmontant les préjugés et les conventions, ce Samaritain a vu un homme dans le besoin, et il l’a amené dans une auberge.


« Le lendemain, tirant deux pièces d’argent, il les donna à l’aubergiste et lui dit : « Prends soin de lui, et si tu dépenses quelque chose de plus, c’est moi qui te le rembourserai quand je repasserai » » (Lc 10,35).


Dans toutes les sociétés humaines, l’hospitalité et la solidarité sont essentielles, exigeant d’accueillir les étrangers, les migrants et les sans-abri. Cependant, quand nous vivons dans un climat d’insécurité, de suspicion et de violence, nous avons tendance à nous méfier de notre prochain. L’hospitalité est un témoignage fort de l’Évangile, notamment dans les contextes de pluralisme religieux et culturel.


Accueillir « les autres » et être accueilli en retour est aussi au cœur du dialogue œcuménique. Les chrétiens sont appelés à faire de leurs Églises des auberges où notre prochain peut trouver le Christ. Une telle hospitalité est un signe de l’amour que nos Églises se portent les unes aux autres et portent à tous. Quand, en tant que disciples du Christ, nous allons au-delà de nos traditions confessionnelles et choisissons de pratiquer l’hospitalité œcuménique, nous ne sommes plus des étrangers les uns pour les autres, mais nous devenons proches.

Prière

Père très aimant, en Jésus, tu nous as montré ce que signifie vraiment l’hospitalité, en prenant soin de notre humanité fragile.

Aide-nous à devenir une communauté qui accueille ceux qui se sentent abandonnés et perdus, en bâtissant une maison où tous sont les bienvenus.

Fais que nous devenions plus proches les uns des autres alors que nous offrons au monde ton amour inconditionnel.

Nous t’en prions dans l’unité du Saint-Esprit. Amen

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