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Centre d'enseignement de théologie à distance

La visitation

Pierre Paul Rubens, 1577-1640, la visitation, 1611-12, musée des beaux arts de Strasbourg

 

Rubens à Anvers

Cette œuvre de petit format date de la période faste de la carrière de Rubens. Il rentre d’Italie pour retrouver sa mère qui meurt. Son retour coïncide avec une période de prospérité de la ville d’Anvers après la signature du traité d’Anvers qui met fin à la guerre entre l’Espagne et les Provinces Unies. Rubens est nommé peintre officiel de la cour des souverains Albert et Isabelle. C’est à cette période qu’il compose ses chefs d’oeuvre comme l’Erection de la Croix ou la descente de croix pour la cathédrale Notre Dame d’Anvers.

 

Une esquisse


Ce tableau est l’esquisse pour le volet gauche du triptyque commandé en 1611 par la guilde des arquebusiers afin de décorer leur chapelle de la cathédrale d’Anvers, qui comprend au centre la fameuse descente de croix, encadrée de la Visitation et de la Présentation au temple. Cette esquisse ne fut pas utilisée et une autre version de la visitation fut réalisée par Rubens.

La rencontre 

Dans cette esquisse Rubens représente la rencontre des deux cousines Marie et Elisabeth, accompagnées de leurs époux !

Marie


Rubens présente Marie tout juste arrivée de son voyage qui la mène chez sa cousine Elisabeth. Les deux femmes se rencontrent devant la maison d’Elisabeth.

Marie venant de gauche est vêtue de blanc et porte un petit chapeau sur son voile.

Elisabeth


Elisabeth en vêtement gris un voile sur la tête, se penche vers Marie. Elle est souriante elle accueille Marie avec joie. Elle se penche respectueusement vers sa cousine et lui saisit la main.

Joseph et Zacharie


Derrière, Joseph, de profil, vêtu de rouge, serre la main de Zacharie qui se trouve encore sur le pas de sa maison et qui a posé sa main sur l’épaule d’Elisabeth.

Une servante


Une servante porte sur sa tête les affaires du voyage.

Grande joie

Bonheur, douceur et tendresse baignent cette œuvre de Rubens.

Le texte biblique

 Lecture du livre de Sophonie (So 3, 14-18)

 

   Pousse des cris de joie, fille de Sion !
Éclate en ovations, Israël !
Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie,
fille de Jérusalem !
    Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi,
il a écarté tes ennemis.
Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi.
Tu n’as plus à craindre le malheur.
    Ce jour-là, on dira à Jérusalem :
« Ne crains pas, Sion !
Ne laisse pas tes mains défaillir !
    Le Seigneur ton Dieu est en toi,
c’est lui, le héros qui apporte le salut.
Il aura en toi sa joie et son allégresse,
il te renouvellera par son amour ;
il exultera pour toi et se réjouira,
    comme aux jours de fête. »
J’ai écarté de toi le malheur,
pour que tu ne subisses plus l’humiliation

So 3, 14-18

 

Commentaires

 

L’inspiration prophétique d’Elisabeth s’étendit à la fois au passé, au présent et à l’avenir. Elle connut que Marie avait ajouté foi aux promesses de l’ange ; en la proclamant mère du Seigneur, elle comprit qu’elle portait dans son sein le Rédempteur du genre humain ; et en prophétisant tout ce qui devait s’accomplir en elle, elle plongea son regard jusque dans les profondeurs de l’avenir.

 

Saint Grégoire le Grand: 540-604, Sur Ezechiel, homélie 4, vers 593-594,

 

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