Le service apporté aux veuves




Rembrandt, 1606/7 – 1669 , veuve mendiante s’appuyant sur une canne, 1646, National Gallery , Washington

Rembrandt

Au début de sa carrière, Rembrandt a réalisé de nombreuses eaux-fortes représentant les plus démunis. Il s’est lui-même représenté en mendiant.

La simplicité du trait et les ombres traduisent les vêtements miteux, les épaules voûtées, les mains difformes de ces personnes dont la misère a profondément marqué le corps.

La vieille femme

Cette esquisse représente une personne âgée debout. Elle est légèrement courbée et s’appuie sur une canne de la main gauche, tandis qu’elle tend la main pour mendier.

Ses traits révèlent un visage marqué par les ans, Rembrandt saisit sa désolation, et son désespoir


Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 6, 1-7)

En ces jours-là,
comme le nombre des disciples augmentait,
les frères de langue grecque
récriminèrent contre ceux de langue hébraïque,
parce que les veuves de leur groupe
étaient désavantagées dans le service quotidien.
Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples
et leur dirent :
« Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu
pour servir aux tables.
Cherchez plutôt, frères,
sept d’entre vous,
des hommes qui soient estimés de tous,
remplis d’Esprit Saint et de sagesse,
et nous les établirons dans cette charge.
En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière
et au service de la Parole. »
Ces propos plurent à tout le monde,
et l’on choisit :
Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint,
Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas
et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.
On les présenta aux Apôtres,
et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
La parole de Dieu était féconde,
le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem,
et une grande foule de prêtres juifs
parvenaient à l’obéissance de la foi.

(Ac 6, 1-7)

Commentaire

Les Hébreux et les Hellenistes

La croissance de l’église de Jérusalem se poursuit. Pourtant surgit une tension entre les disciples du Christ appelés Hébreux (Juifs parlant araméen) et ceux qu’on appelle Hellénistes (Juifs parlant grec). Ces deniers estiment que leurs veuves sont désavantagées dans la distribution journalières des secours.

Les veuves

Le statut social d’une veuve seule est souvent dramatique, sa situation résulte de son isolement ; du fait de son mariage elle est séparée de sa famille qui n’est pas obligée de lui porter secours.

Dans le judaisme ce service auprès des pauvres était assuré dans la synagogue.

La communauté chrétienne de Jérusalem a repris ce même geste.

La cohésion de la communauté

Mais, en regard de cette pratique, la défaillance dans le service des pauvres prend une dimension inquiétante qui met en cause cohésion de la communauté et son pouvoir d’attraction.

L’organisation de la communauté

Les apôtres décident de décentraliser le pouvoir. La diaconie de la Parole leur est réservée, tandis que la diaconie des tables sera affectée à sept hommes remplis de l’Esprit Saint et de sagesse.

Ces sept hommes sont choisis sur leur bonne réputation

L’unicité de l’apostolat des Douze est préservée et un nouveau service caritatif est mis en place, avec prière et imposition des mains.

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