La vie fraternelle




Repas, tombe du banquet, hypogée à Tomis, (aujourd’hui Constanta) , Roumanie, 4e siècle

La tombe au banquet à Constanta

Découverte en 1988, à Constanta sur le bord de la Mer Noire en Roumanie, cette fresque décorant la « tombe du banquet », date du 4e siècle. Elle représente un souper traduisant l’ambiance fraternelle des repas amicaux ou familiaux de l’époque. Les interprétations sont diverses, Cène, repas funéraire, ou simple repas amical entre personnages de haute qualité.

Tous les murs de la tombe, précédée par un couloir (dromos), sont décorés. : animaux, lapins, paons, pigeons.

Le repas

La lunette du cubiculum (chambre funéraire) est décorée de cette scène de banquet.

Autour de la table cinq personnages sont allongés sur une banquette couverte d’un luxueux tapis. Ils habillés à la mode de l’époque de Constantin, deux autres sont debout à l’arrière apportant des vases pour le service du vin.. Sur la table sont posés des pains en forme de croissant, autour d’un plat garni.

Les couleurs sont raffinées, la voûte est couverte de rinceaux et palmettes rouges et bleues prouvant l’intervention d’artistes de grande qualité


Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 2, 42-47)

Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres
et à la communion fraternelle,
à la fraction du pain
et aux prières.
La crainte de Dieu était dans tous les cœurs
à la vue des nombreux prodiges et signes
accomplis par les Apôtres.

Tous les croyants vivaient ensemble,
et ils avaient tout en commun ;
ils vendaient leurs biens et leurs possessions,
et ils en partageaient le produit entre tous
en fonction des besoins de chacun.

Chaque jour, d’un même cœur,
ils fréquentaient assidûment le Temple,
ils rompaient le pain dans les maisons,
ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ;
ils louaient Dieu
et avaient la faveur du peuple tout entier.
Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait
ceux qui allaient être sauvés.

(Ac 2, 42-47)

Commentaire

La vie des premières communautés chrétiennes

Luc décrit ici de façon synthétique (et évidemment idéalisée) la vie des premières communautés chrétiennes à Jérusalem.

Les croyants sont persévérants en quatre activités qui sont les marques propres d’une Eglise : l’écoute de l’enseignement des apôtres, la communion tant matérielle que spirituelle, la fraction du pain, la prière.

La fraternité

Luc insiste ici sur la fraternité qui existe entre les membres du groupe : elle touche à la fois la prière commune, au respect et à l’amour de Dieu, au partage des biens et des repas, àla célébration de la Cène du Seigneur, à l’action de grâce et à la louange.

Le fait qu’ils aient tout en commun n’entraîne pas un nivellement égalitariste, mais chacun est considéré en fonction de ses besoins.

La vie cultuelle

La vie cultuelle se déroule aussi bien au Temple de Jérusalem, que dans les maisons où est partagé le repas du Seigneur (« la fraction du pain »).

La joie

La joie qui anime les croyants et le respect que leur porte le peuple ont un effet de rayonnement, qui se traduit par l’accroissement de la communauté..

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