Les ouvriers de la moisson




Pieter Brueghel l’Ancien, 1525-1569, les moissonneurs, 1565,Metropolitan museum, New York

L’art de Brueghel

Le tableau « Les Moissonneurs », fait partie de la série de six tableaux sur panneau de bois de Bruegel, représentant les saisons. Ils furent peints pour un riche homme d’affaires, Nicolaes Jongelinck, pour sa maison de campagne près d’Anvers.

Cette scène de la vie quotidienne n’est pas idéalisée, mais directement fondée sur l’observation de la nature et de l’activité humaine.

L’immensité du panorama qui occupe le reste de la composition confirme que Bruegel ne privilégie pas tant les activités agricoles propres aux saisons que l’ambiance et la transformation du paysage.

Les moissoneurs et le paysage

A gauche deux faucheurs coupent le blé qui a poussé abondamment . On peut voir leurs faux, peintes, très réalistes puis des habits simples un pull blanc, pantalons gris, chaussures et un chapeau pour se protéger de soleil.

A droite au fond, les ramasseuses de blé, sont repliées vers le sol pour ramasser le blé, elles sont  habillées de robes simples, longues.

Un groupe de personnes au premier plan prennent leur pause et du plaisir en se reposant, se restaurant.

Dans le chemin du champ un homme seul, porte deux gros vases, ils ont l’air lourd vu sa posture pesante.

Au loin Brueghel dépeint un village avec une église, un lac, des champs où des enfants jouent, au-delà

des voiliers quittent le port.

Le texte biblique

Lecture de l’évangile selon saint Matthieu (Mt 9, 32-38)

En ce temps-là,
 voici qu’on présenta à Jésus
un possédé qui était sourd-muet.
Lorsque le démon eut été expulsé,
le sourd-muet se mit à parler.
Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient :
« Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient :
« C’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »

Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues,
proclamant l’Évangile du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Mt 9, 32-38

Commentaire

Commentaire de Saint Jean Chrysostome

Quand l’agriculteur sort de chez lui pour aller faire la moisson, il déborde de joie et resplendit de bonheur. Il n’envisage ni les peines ni les difficultés qu’il pourra rencontrer. Ayant en tête la moisson qui va lui revenir, il court, il se hâte de faire la récolte annuelle. Absolument rien ne peut le retenir, l’empêcher ou le faire douter de l’avenir : ni pluie, ni grêle, ni sécheresse, ni légions de sauterelles malfaisantes. Ceux qui s’apprêtent à moissonner ne connaissent pas ces inquiétudes, si bien qu’ils se mettent au travail en dansant et en bondissant de joie.

Vous devez être comme eux et aller par toute la terre avec une joie beaucoup plus grande encore.

C’est la moisson qui l’emporte. La moisson que vous avez à faire est très facile, elle vous attend sur des champs tout préparés. Le seul effort qui vous est demandé est de parler. Prêtez-moi votre langue, dit le Christ, et vous verrez le grain mûr entrer dans les greniers du roi.

C’est pourquoi il envoie ses disciples en disant : « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20). C’est lui qui rendait faciles les choses difficiles. Les apôtres réalisaient d’une manière visible la parole du prophète : « Moi, je marcherai devant toi et j’aplanirai les hauteurs » (Is 45,2). Le Christ marchait devant eux, et il rendait la route facile.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église, Homélie sur la moisson abondante

Recevez notre newsletter

Saisissez votre adresse e-mail ci-dessous et abonnez-vous à notre newsletter

S'inscrire à nos prochains cours en ligne