La louange




Marc Chagall, 1887-1937, La traversée de la Mer Rouge, 1955, Musée National Marc Chagall, Nice

Chagall et la Mer Rouge


Marc Chagall a plusieurs fois interprété l’épisode de la traversée de la Mer Rouge. Celle-ci est réalisée à une époque postérieure à la Shoah

La nuée

La colonne de nuée sépare les Egyptiens des Israéites, un ange apporte une Torah ouverte pour suggérer la raison de cette scission.

Un grand ange et un Juif errant conduisent les Israélites loin de la Shoah, figurée à droite où un Jésus crucifié est environné de réfugiés fuyant un village en flammes mais ignorant le bateau qui pourrait les sauver.

Les Israélites sont conduits à gauche vers David en train de jouer de la lyre près de la tour de David à Jérusalem.

Le salut donné, louange au Seigneur


La traversée de la Mer Rouge symbolise le Salut par l’eau, la traversée de la mort et de toutes les forces du mal ; elle est l’origine d’une louange sans fin qui monte vers le Seigneur


Lecture du psaume 65/66

 Acclamez Dieu, toute la terre ;

fêtez la gloire de son nom, glorifiez-le en célébrant sa louange.

Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! En présence de ta force, tes ennemis s’inclinent.

Toute la terre se prosterne devant toi, elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »

Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme : ils passèrent le fleuve à pied sec. De là, cette joie qu’il nous donne.

Il règne à jamais par sa puissance. Ses yeux observent les nations : que les rebelles courbent la tête !

Peuples, bénissez notre Dieu ! Faites retentir sa louange,

car il rend la vie à notre âme, il a gardé nos pieds de la chute.

C’est toi, Dieu, qui nous as éprouvés, affinés comme on affine un métal ;

tu nous as conduits dans un piège, tu as serré un étau sur nos reins.

Tu as mis des mortels à notre tête ; nous sommes entrés dans l’eau et le feu, tu nous as fait sortir vers l’abondance.

Je viens dans ta maison avec des holocaustes, je tiendrai mes promesses envers toi,

les promesses qui m’ouvrirent les lèvres, que ma bouche a prononcées dans ma détresse.

Je t’offrirai de beaux holocaustes avec le fumet des béliers ; je prépare des boeufs et des chevreaux.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;

quand je poussai vers lui mon cri, ma bouche faisait déjà son éloge.

Si mon coeur avait regardé vers le mal, le Seigneur n’aurait pas écouté.

Et pourtant, Dieu a écouté, il entend le cri de ma prière.

Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour !

Ps 65/66

Un chant de louange

La liturgie propose de lire le psaume 65/66 en deux fois.

Reprenons le psaume dans son ensemble, chant de louange pour rendre gloire aux bienfaits de Dieu pour l’humanité.

Le psalmiste invite à la louange, à lancer un cri de joie à Dieu car ses œuvres sont magnifiques, même l’ennemi se soumet devant Dieu.

Nous sommes invités à le reconnaître, en rappelant ses hauts faits notamment la traversée de la Mer Rouge.

Dieu est toujours présent

Oui parfois Dieu nous laisse subir souffrances et difficultés, qui peuvent affiner notre regard, nous pousser à le chercher et à crier vers lui; mais il n’est jamais loin, il écoute nos supplications, et nous pouvons déclarer ce qu’il a fait pour nous.

Ce psaume nous invite à témoigner de la bonté de Dieu, à la célébrer, à la louer

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