L’espérance vers la Jérusalem céleste

Apocalypse de Bamberg, l’ange montre à Jean la Nouvelle Jérusalem, début 11e siècle, Bibliothèque d’Etat de Bamberg

L’Apocalypse de Bamberg

L’Apocalypse de Bamberg est un manuscrit richement illustré contenant le livre de l’Apocalypse et un lectionnaire comprenant les textes de la messe pour les grandes fêtes.

Le livre comprend 50 tableaux encadré de rouge brique


La vision de la Jérusalem céleste 

Un ange saisit le poignet de Jean pour le hisser sur la montagne

Il tient de la main gauche une baguette couronnée de lys désignant la nouvelle Jérusalem céleste .

L’illustrateur a représenté la Jérusalem céleste comme une ville entourée d’une enceinte ovale faite de murs crénelés. Douze tours à coupole sont disposées par quatre groupes de trois. Aucun autre détail.

Au centre se trouve l’ Agneau de Dieu muni d’une auréole crucifère, debout sur un rouleau scellé.


Lecture de la lettre aux Hébreux (He 12, 18-24)

Vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable, embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï : pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,pas de son de trompettes ni de paroles prononcées par cette voix que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.

Car ils ne supportaient pas cette interdiction : Qui touchera la montagne, même si c’est un animal, sera lapidé.

 Le spectacle était si effrayant que Moïse dit : Je suis effrayé et tremblant.

Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, vers des myriades d’anges en fêteet vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux. Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous, et vers les esprits des justes amenés à la perfection.

Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une alliance nouvelle, et vers le sang de l’aspersion, son sang qui parle plus fort que celui d’Abel.

He 12, 18-24

La lettre aux Hébreux


La lettre aux Hébreux encourage des chrétiens venus du judaïsme à tenir bon dans leur foi nouvelle, face à la persécution sourde qui les menace. Toute la mémoire d’Israël est convoquée pour être transfigurée dans l’œuvre de Jésus le Christ qui a accompli définitivement les promesses de Dieu.

La montée vers la Jérusalem céleste


Ici la scène grandiose et terrifiante de la manifestation de Dieu au Sinaï est relue comme le prototype d’une montée nouvelle et joyeuse vers la Jérusalem céleste, le monde nouveau où Dieu accueillera tous les humains.

Au terme d’un long cheminement dans l’histoire, et chacun dans sa propre vie de foi, tous sont désormais en marche pour dépasser le monde terrestre pour atteindre la rencontre ultime, et la joie de la fête dans les cieux auprès de Dieu.

L’espérance


La perspective est évidemment celle d’une fin des temps et de l’histoire, mais elle est aussi pour chaque croyant une espérance inouïe, qui soutient sa marche, son approche incessante d’une vie de paix et d’amour partagé : l’image la plus forte en est la « montagne de Sion, la ville du Dieu vivant », que le psalmiste ne cessait de chanter et d’espérer !

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