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Centre d'enseignement de théologie à distance

LE CARÊME, TEMPS DE PRIÈRE 7, l’annonciation

7. PRIER AVEC LE FIAT DE MARIE

 

 

Guglielmo Schiavina, « Sculpture en bronze de la Vierge Marie et de l’Archange Gabriel », 1990, Nazareth

Marie et l’ange sont face à face.

Marie


Marie regarde intensément l’ange, yeux mi-clos, bouche entr’ouverte, on l’entend exprimer sa crainte, elle est troublée par les paroles de l’ange. En signe de repli elle croise ses deux bras sur sa poitrine. Sa robe, sa chevelure sont simples, elle semble avoir été prise au dépourvu.

Elle est troublée par les paroles de l’ange, elle écoute, elle entend, elle se laisse toucher.

 

L’ange

 

L’ange est légèrement penché vers Marie, également yeux mi-clos et bouche entr’ouverte. Il lève le bras gauche, il parle au nom de Dieu, tandis que le droit est dirigé vers la terre. Il annonce Jésus fait homme, l’Emmanuel, Dieu avec nous.

Lui aussi est vêtu d’une simple tunique toute droite, et ses ailes sont discrètement posées dans son dos, il est le messager de Dieu.

 
Le dialogue entre Marie et l’ange 

L’ange Gabriel a compris la première réaction de peur de Marie, il lui murmure « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu, … tu es comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ». Il invite Marie à la confiance en Dieu, le dialogue s’instaure entre les deux personnages.

Elle doit même se réjouir, « Réjouis-toi » ! Il annonce un grand bonheur :  tu as trouvé grâce auprès de Dieu ». Esquisse-t-il un sourire de bienveillance, de merveille annoncée ? 

 

 

 

 

Le texte biblique

 

En ce temps-là,
    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
    à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta. 

Lc 1,26-38

Commentaires

Méditation de saint Bernard sur le trouble de Marie 

 

« Le Psalmiste avait dit: « J’étais plein de trouble et je ne pouvais parler, mais je songeais aux jours anciens et j’avais les années éternelles présentes à l’esprit (Psal., 76, 5). » 

……..

 Alors l’Ange, considérant la Vierge et remarquant sans peine qu’elle était intérieurement en proie à des pensées bien différentes, dissipe ses appréhensions, chasse ses doutes, et, l’appelant familièrement par son nom, il lui dit avec bonté de ne rien craindre. « Ne craignez point, Marie, lui dit-il, car vous avez trouvé grâce devant Dieu (Luc, I, 30). » 

Il n’y a là ni piège ni ruse; ne craignez ni trame perfide; ni embûches. Je ne suis point un homme, mais un ange, et un ange non de Satan, mais de Dieu. « Ne craignez donc point, Marie, vous avez trouvé grâce devant Dieu. » Oh! si vous pouviez savoir à quel point votre humilité est agréable à Dieu et quelle élévation vous attend auprès de lui! Vous ne vous jugeriez point indigne des entretiens d’un ange, non plus que de ses hommages. Sur quoi me fonderai-je, en effet, pour dire que vous n’avez point trouvé grâce aux yeux des anges, quand vous avez trouvé grâce auprès de Dieu? Vous avez trouvé ce que vous cherchiez, mais ce que personne n’a trouvé avant vous; vous avez, dis-je, trouvé grâce devant Dieu. Mais de quelle grâce est-il ici question ? De celle qui rétablit la paix entre Dieu et l’homme, qui détruit la mort et répare la vie. Voilà la grâce que vous avez trouvée auprès de Dieu. Et la preuve, c’est que « Vous allez concevoir dans votre sein pour l’enfanter ensuite, un fils à qui vous donnerez le nom de Jésus, (Luc, I, 31). » 

Comprenez, Vierge prudente, au seul nom du fils qui vous est promis, quelle grâce unique vous avez trouvée devant Dieu, «Vous lui donnerez le nom de Jésus, » dit-il ; or, un autre Évangéliste nous donne le sens de ce nom, en rapportant ainsi la manière dont l’Ange lui-même l’a expliqué : « Parce que ce sera lui qui sauvera son peuple et le délivrera de ses péchés (Mt., 1, 21). »

 


Saint Bernard (1090- 1153), « Sur les gloires de la Vierge Marie, homélies au nombre de quatre sur ces paroles de l’Evangile : missus est Angelus Gabriel », 3e homélie § 9-10

 

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