Nativité de saint Jean Baptiste




Rogier Van der Weyden, 1399/1400-1464, saint Jean Baptiste, volet gauche du Triptyque de la famille Braque. 1450, musée du louvre

Le triptyque Braque

Ce portrait de Jean Baptiste exécuté par Rogier Van den Weyden, fait partie du fameux triptyque Braque du musée du Louvre.

Ouvert, le triptyque comporte trois panneaux représentant, à gauche saint Jean Baptiste, au centre Jésus-Christ entouré de la Vierge Marie et de saint Jean l’Évangéliste, et à droite Marie Madeleine. 

Jean Baptiste

Jean Baptiste apparaît amaigri, le visage austère, comme il est décrit dans les textes de la Bible.

Il porte un manteau rouge vif, couleur de la passion et une ceinture d’épines.

Il tient un livre entr’ouvert, celui de l’Ecriture et de son index tendu il désigne Jésus représenté sur le tableau central du diptyque.

le baptême de Jésus

Le paysage est somptueux et fort précis.

Sur la rive droite de la rivière est représentée la scène du baptême du Christ.

L’histoire du salut

Le triptyque évoque ainsi le résumé de l’histoire du salut, annonce de Jésus, son incarnation en la Vierge Marie, jusqu’à sa mort sur la croix et sa mise au tombeau pleurée par Marie Madeleine.


Lecture de la préface du 24 juin 2026

Vraiment, il est juste et bon,
pour ta gloire et notre salut…

Nous chantons les merveilles que tu as accomplies
pour Jean, le Précurseur de ton Fils ;
parmi ceux qui sont nés d’une femme, tu l’as consacré,
lui faisant l’honneur d’une mission sans égale.
Avant même de naître,
il tressaillit d’allégresse à l’approche du Sauveur ;
en venant au monde il apportait une grande joie ;
il fut, de tous les prophètes, celui qui désigna le Messie,
l’Agneau de Dieu ;
dans les eaux qui devaient en être sanctifiées
il baptisa l’auteur du baptême ;
et il rendit au Christ le témoignage suprême,
celui de son propre sang.

C’est pourquoi, avec les puissances des cieux…

Commentaire

Cum audisset Johannes

« Cum audisset Johannes in vinculis opera Christi,
mittens duos de discipulis suis, ait illi :
Tu es qui venturus es, an alium exspectamus ? »

« Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ,
lui fit dire par ses disciples :

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11,3)

Homélie de Benoit XVI

Aujourd’hui, 24 juin, nous célébrons la solennité de la naissance de saint Jean-Baptiste. À part la Vierge Marie, Jean-Baptiste est le seul saint dont la liturgie célèbre la naissance, et elle le fait parce que celle-ci est étroitement liée au mystère de l’incarnation du Fils de Dieu. Dès le sein maternel, en effet, Jean est le précurseur de Jésus : sa conception prodigieuse est annoncée par l’ange à Marie, comme le signe que « rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37), six mois avant le grand prodige qui nous donne le salut, l’union de Dieu avec l’homme par l’action du Saint- Esprit. Les quatre Évangiles donnent une grande importance à la figure de Jean-Baptiste en tant que prophète qui conclut l’Ancien Testament, et inaugure le Nouveau, indiquant en Jésus de Nazareth le Messie, le Consacré du Seigneur. En effet, Jésus lui-même parlera de Jean en ces termes : « Il est celui dont il est écrit : Voici que moi j’envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi. En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n’en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui » (Mt 11, 10-11).

Pape Benoît XVI, Angélus du dimanche 24 juin 2012

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