Le sacré cœur de Jésus




Atelier Mauméjean, Vision de sainte Marguerite Marie Alacoque   (1647-1690). mosaïque du Sacré Coeur, chapelle Saint-Claude-la-Colombière, Paray le Monial

La chapelle La Colombière

La chapelle La Colombière fut construite en 1929 dans un style Néo-byzantin et Art Déco par les Jésuites, après la béatification du père jésuite Claude La Colombière, à qui elle est dédiée.

Le Père de la Colombière, entré dans la Compagnie de Jésus en 1659 arrive à Paray le Monial comme supérieur des religieuses du couvent de la Visitation. Il rencontre Marguerite-Marie Alacoque qui reçoit des visions du Sacré Coeur de Jésus. Il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

Vision de Marguerite Marie

Ces apparitions ont été à l’origine du développement de la dévotion au Sacré Cœur dans toute l’Église catholique.

Le Sacré Cœur de Jésus

Le message, nouveau, de Paray était la nécessité d’orienter les âmes vers le Cœur de Jésus, « ce Cœur couronné d’épines et surmonté de la Croix, » et de « manifester avec insistance, son amour passionné payé d’ingratitude, méconnu et outragé… ».

Tout au long de leur histoire les jésuites ont approfondi et fait connaître la dévotion au Cœur de Jésus. Les Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola favorisent une connaissance intérieure du Christ qui culmine avec la « Contemplation pour parvenir à l’amour », afin « d’aimer et de servir en toutes choses ».

La mosaïque

La grande mosaïque représente la vision du 2 juillet 1688, date à laquelle en ce temps-là, on célébrait la fête de la Visitation.


La vierge Marie apparaît à Marguerite-Marie et lui montre le Cœur de son Fils qu’elle désigne comme le « Cœur de Justice », représenté au centre, les bras grands ouverts, en signe d’accueil bienveillant.

Marguerite-Marie décrit cette vision : « Notre Seigneur sur un trône de flammes avec sa plaie, jetant des rayons si ardents qu’il n’est pas une place qui n’en soit éclairée et réchauffée… »

Marie, assise au pied de Jésus, le désigne de la main, elle est suivie de six visitandines de son époque.

On peut reconnaître certains personnages, comme François de Sales, fondateur de l’ordre de la Visitation, ou Claude de la Colombière, suivi de six pères jésuites de l’époque.

Derrière le trône de flammes, deux anges tiennent les « armes » de la Visitation et de la Compagnie de Jésus.

Le message

En bas de la mosaïque est inscrit un extrait du message entendu par Marguerite-Marie lors de cette vision : « S’il est donné aux filles de la Visitation de distribuer le trésor du Cœur de Jésus à tous, il est réservé aux pères de la Compagnie d’en faire connaître l’utilité et la valeur pour qu’on le reçoive avec respect et avec toute la fécondité espérée. »

Cette mosaïque rappelle la vocation missionnaire de tout baptisé de faire connaître l’amour du Christ,


Lecture de la première lettre de Jean (1Jn 4,7-16)

Bien-aimés,
aimons-nous les uns les autres,
puisque l’amour vient de Dieu.
Celui qui aime est né de Dieu
et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu,
car Dieu est amour.

Voici comment l’amour de Dieu
s’est manifesté parmi nous :
Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde
pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour :
ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,
mais c’est lui qui nous a aimés,
et il a envoyé son Fils
en sacrifice de pardon pour nos péchés.

Bien-aimés,
puisque Dieu nous a tellement aimés,
nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu.
Mais si nous nous aimons les uns les autres,
Dieu demeure en nous,
et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons
que nous demeurons en lui
et lui en nous :
il nous a donné part à son Esprit.
Quant à nous, nous avons vu et nous attestons
que le Père a envoyé son Fils
comme Sauveur du monde.

Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu,
Dieu demeure en lui,
et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous,
et nous y avons cru.
Dieu est amour :
qui demeure dans l’amour demeure en Dieu,
et Dieu demeure en lui.

1Jn 4,7-16

Commentaire

L’agapè

Il est question dans tout ce passage de la première lettre de Jean de l’amour, la racine grecque de l’agapè revient 34 fois dans les chapitres 4 et 5.

L’amour de Dieu

L’auteur a commencé par souligner la précédence de l’amour de Dieu dans l’envoi de son Fils, puis il souligne l’amour mutuel, et, plus loin ; l’assurance pour le jour du jugement et le bannissement de la crainte. L’amour de Dieu et l’amour du frère représentent un véritable itinéraire baptismal.

L’amour de Dieu est premier : puisque l’amour vient de Dieu, celui qui aime est né de Dieu et parvient à le connaître.

Ce don de l’amour s’est manifesté par l’envoi de son Fils dans le monde, en sacrifice de pardon pour nos péchés. On reconnaît ici le lien entre l’incarnation et la vie concrète du chrétien.

Dieu a donné son Fils pour que nous vivions par lui.

L’amour mutuel

Par l’amour mutuel Dieu demeure en nous et son amour parvient à son accomplissement.

Et c’est l’Esprit qui rend possible le témoignage du croyant.

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