En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France
« Ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham, le croyant »

Artiste inconnu, école de Julius Schnorr von Carolsfeld (1794-1872), Abraham aperçoit la terre qui lui a été promise (vers 1860, huile sur toile, 86 x 113 cm), Palais Dorotheum
1010 Wien, Dorotheergasse 17
Julius Veit Hans Schnorr von Carolsfeld
Julius Veit Hans Schnorr von Carolsfeld, est un peintre et dessinateur allemand du 19e siècle. Il est lié au mouvement nazaréen, mouvement rattaché au romantisme souhaitant revitaliser l’art par le biais du christianisme et ses valeurs spirituelles et morales.
Julius Veit Hans Schnorr von Carolsfeld, est l’auteur de nombreuses œuvres d’inspiration biblique. Notre tableau est une œuvre d’après Julius Veit Hans Schnorr von Carolsfeld
Abraham
Abraham occupe le centre du tableau , il est monté sur un âne, regarde l’horizon, la terre que Dieu lui a promise. Cheveux hirsutes du voyageur, barbu, front plissé, il a un regard sévère, imposant, malgré son allure de simple nomade ayant traversé la désert.
A coté de lui sa femme Sarah, vêtue d’une belle robe blanche, également montée sur un âne, regarde intensément Abraham et le soutient par le bras.
Au-dessus d’Abraham un ange au grand manteau rouge plane, protecteur, annonceur de la bonne nouvelle, conduit le groupe.
Devant trois jeunes enfants dansent joyeusement.
La familles et les serviteurs suivent en nombre avec les troupeaux de moutons et de chameaux
Lecture du La Lettre aux Galates (Ga 3, 6-14)
Frères,
Abraham eut foi en Dieu,
et il lui fut accordé d’être juste.
Comprenez-le donc :
ceux qui se réclament de la foi,
ce sont eux, les fils d’Abraham.
D’ailleurs, l’Écriture avait prévu, au sujet des nations,
que Dieu les rendrait justes par la foi,
et elle avait annoncé d’avance à Abraham
cette bonne nouvelle :
En toi seront bénies toutes les nations.
Ainsi, ceux qui se réclament de la foi
sont bénis avec Abraham, le croyant.
Quant à ceux qui se réclament de la pratique de la Loi,
ils sont tous sous la menace d’une malédiction,
car il est écrit :
Maudit soit celui qui ne s’attache pas à mettre en pratique
tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi.
Il est d’ailleurs clair que par la Loi
personne ne devient juste devant Dieu,
car, comme le dit l’Écriture,
celui qui est juste par la foi, vivra,
et la Loi ne procède pas de la foi,
mais elle dit :
Celui qui met en pratique les commandements
vivra à cause d’eux.
Quant à cette malédiction de la Loi,
le Christ nous en a rachetés
en devenant, pour nous, objet de malédiction,
car il est écrit :
Il est maudit, celui qui est pendu au bois du supplice.
Tout cela pour que la bénédiction d’Abraham
s’étende aux nations païennes dans le Christ Jésus,
et que nous recevions, par la foi,
l’Esprit qui a été promis.
(Ga 3, 6-14)
Commentaire
Abraham, le modèle du croyant
Paul rappelle que pour lui Abraham est le type de modèle de croyant, ceux qui se réclament de la foi, ce sont les fils d’Abraham.
Paul explique en citant plusieurs passages de la Genèse, que la figure d’Abraham est le modèle même de la foi, celui qui a eu une confiance totale en Dieu.
Dieu a promis à Abraham que toutes les nations, juives et païennes, seront bénies par Dieu ; s’ils entrent dans la foi d’Abraham, ils recevront l’Esprit de Dieu.
Le don de la Loi
Paul rappelle que cette promesse a été réalisée dans le don de la loi, qui est le coeur du judaïsme.
Mais Paul disqualifie la Loi, estimant que ceux qui se réclament de la pratique de la Loi sont sous menace d’une malédiction et il appuie son argument à une série de citation de l’Ecriture.
« Maudit qui n’accomplira pas les paroles de cette Loi et ne les mettra pas en pratique ! » ( Dt 27,26) ; ainsi il semble ici que, pour lui, l’exigence de la Loi est telle qu’elle en devient inapplicable, elle ne peut s’observer qu’avec la grâce de Dieu. Et seule la foi en la grâce de Dieu permettra d’être juste selon la Loi. Ainsi le Christ nous a arrachés à cette malédiction, en devenant lui même à nos yeux, malédiction lorsqu’il a été pendu au bois de la croix. Jésus détruit la malédiction de la Loi qui s’est montrée impuissante et a délivré ceux qui étaient esclaves de la Loi.
La bénédiction d’Abraham pour tous
Puis Paul conclut : En tout cela, Dieu a agi pour que la bénédiction d’Abraham s’étende aux nations païennes dans le Christ Jésus, et que nous recevions, par la foi, l’Esprit qui a été promis.
L’Esprit, promis par Dieu à son peuple, transforme l’homme en le configurant au Christ. C’est cet Esprit qui offre à tous, Juifs et païens, la bénédiction de Dieu promise à Abraham
