En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France
La transmission des hauts faits de Dieu

Domenico Ghirlandaio 1448 -1494 ,
Le Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon, 1490, Musée du Louvre
Ghirlandaio
Ghirlandaio, peintre de l’école florentine du 15e siècle, nous offre ce portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon, une de ses œuvres les plus connues, remarquable par son intensité émotionnelle.
Le vieil homme et l’enfant
Un vieillard vêtu d’un beau manteau rouge est assis près d’une fenêtre, le nez déformé par une maladie ; il tient dans ses bras un enfant également vêtu de rouge, au profil fin, au cheveux bouclés et blonds. L’opposition entre les générations est fortement soulignée.
Derrière eux une fenêtre donne sur un paysage de montagnes traversées par une route sinueuse… le temps passe.
Ghirlandaio présente un moment d’intimité entre le vieil homme et l’enfant. L’enfant place la main gauche sur la poitrine de l’homme. Le sourire de l’homme est plein de bonté et de douceur. L’échange des regards témoignent de l’affection qui les unit, lien profond entre deux générations. Le vieil homme montre un regard las et désabusé tandis que l’enfant est interrogatif, demande à savoir.
Lecture du psaume 77
Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l’âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur.
Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
ils revenaient et se tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,
et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.
Mais de leur bouche ils le trompaient,
de leur langue ils lui mentaient.
Leur cœur n’était pas constant envers lui ;
ils n’étaient pas fidèles à son alliance.
Et lui, miséricordieux,
au lieu de détruire, il pardonnait.
Il se rappelait : ils ne sont que chair,
un souffle qui s’en va sans retour.
(Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)
Commentaire
Se souvenir des hauts faits de Dieu
Ce psaume nous rappelle la nécessité de se remémorer les hauts faits de Dieu, de transmettre le souvenir de génération en génération. L’oubli menaçait et menace toujours.
Les hauts faits de Dieu pour Israël
Pour le peuple d’Israël, l’évocation du passage de la Mer Rouge, de la nuée qui l’a conduit dans le désert, de l’eau surgie de rocher, remet en mémoire les événements fondateurs de son histoire.
les faits du passé éclairent les faits d’aujour’hui
En fait la connaissance du passé éclaire les faits d’aujourd’hui. Le Christ est notre rocher, c’est en lui que l’Eglise baptise avec l’eau et l’Esprit.
Il y a urgence encore aujourd’hui, un besoin d’évangéliser toujours à nouveau, comme le rappelait Jean Paul II. Ce qui doit être fait avec des mots d’aujourd’hui capables de rejoindre chacun dans sa vie.
Les épreuves, combat de la foi
Le psalmiste raconte l’histoire d’un rude combat au désert et de moments de découragement.
L’eau jaillie du rocher, la manne quotidienne, la viande abondante tombent dans l’oubli. C’est pour nous le combat de la foi. Malgré les difficultés quotidiennes, il faut nous rappeler les merveilles que nous avons vécues : la foi nous les fait reconnaître et nous engage encore et encore dans la vie.
La croix glorieuse
La croix glorieuse que nous fêtons aujourd’hui est bien l’élément fondateur de la foi chrétienne.
