L’Idolâtrie des Anciens




Jacques Stella, 1596-1657, Salomon adorant les idoles  en 1647, musée des Beaux-arts de Lyon

Jacques Stella

Jacques Stella est un peintre d’histoire du 17e siècle.

Il réalise essentiellement des peintures à sujet religieux. Il fut nommé peinture du roi Louis XIII et fut logé au Louvre.

Et il a été fortement influencé par Poussin.

Salomon adore les idoles

Cette peinture relate l’histoire de la vieillesse du roi Salomon (vers 970/930 av JC).

Il est présenté comme un roi frivole, aimant faire la fête. Cela illustre un épisode du Livre des Rois : « Il construisit alors sur la montagne à l’est de Jérusalem, un lieu sacré pour Camosh, l’horrible idole de Moab, et un autre pour Milcom, l’horrible idole des Ammonites. Il en fit d’autres pour permettre à toutes ses femmes étrangères de brûler de l’encens et d’offrir des sacrifices à leurs dieux ». (1R 11, 7-8)

Salomon se soumet aux caprices des femmes de son harem

Ainsi Salomon se détourne des commandements de Dieu et se soumet aux caprices des femmes étrangères de son harem qui avaient chacune un dieu. Pour leur plaire, Salomon leur fit construire des sanctuaires pour leurs idoles, à qui il fit lui-même des offrandes.

Danses devant un temple antique

Dans un temple antique, décoré de motifs égyptiens femmes et enfants se livrent à de joyeuses danses au son du sistre, du cor et du tambourin avec des couleurs riches et variées.

Salomon, à genoux, prie un dieu à tête bovine qui trône sous un dais, entouré de vases précieux


Lecture du livre du prophète Osée (Os 14, 2-10)

Ainsi parle le Seigneur :
Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ;
car tu t’es effondré par suite de tes fautes.
Revenez au Seigneur
en lui présentant ces paroles :
« Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon.
Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice
les paroles de nos lèvres.
Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver,
nous ne monterons plus sur des chevaux,
et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains :
“Tu es notre Dieu”,
car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. »

Voici la réponse du Seigneur :
Je les guérirai de leur infidélité,
je les aimerai d’un amour gratuit,
car ma colère s’est détournée d’Israël.
Je serai pour Israël comme la rosée,
il fleurira comme le lis,
il étendra ses racines comme les arbres du Liban.
Ses jeunes pousses vont grandir,
sa parure sera comme celle de l’olivier,
son parfum, comme celui de la forêt du Liban.
Ils reviendront s’asseoir à son ombre,
ils feront revivre le froment,
ils fleuriront comme la vigne,
ils seront renommés comme le vin du Liban.
Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ?
C’est moi qui te réponds et qui te regarde.
Je suis comme le cyprès toujours vert,
c’est moi qui te donne ton fruit.

Qui donc est assez sage
pour comprendre ces choses,
assez pénétrant pour les saisir ?
Oui, les chemins du Seigneur sont droits :
les justes y avancent,
mais les pécheurs y trébuchent.

(Os 14, 2-10)

Commentaire

L’infidélité du peuple de Dieu

La Bible dénonce sans cesse l’infidélité du peuple qui a tendance à se laisser aller à l’idolâtrie.

Le peuple d’Israël s’est éloigné de Dieu, et s’est tourné vers de faux dieux, des idoles, des divinités de la nature et de la fécondité en faveur dans le monde essentiellement agricole où il vivait.

Dieu donne gratuitement

Pourtant c’est Dieu qui donne à profusion les biens de la terre : il se présente avec des images de moisson, de fruits, ce qui risque la confusion avec les idoles.

C’est un vrai risque que nous prenions Dieu pour ce que nous imaginons, mais nos rêves ne se réalisent pas toujours et nous nous éloignons de lui.

Dieu est le Tout Autre, donnant son amour gratuitement et librement, au-delà de tout ce qu’on pourrait imaginer.

La tendresse pour le plus faible

Nous ne pouvons le découvrir que dans l’humilité et en étant attentif à sa tendresse pour l’orphelin au plus faible.

C’est cela que nous devons reconnaître et imiter.

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